Nous avons rencontré Anne, skieuse d’origine stéphanoise et aujourd’hui parisienne. 


Premières glisses à La Rosière

Du haut de ses 6 ans et demi, Anne chausse ses premiers skis et découvre la glisse à La Rosière Montvalezan. A l’époque, sa famille s’installe chaque année pendant les vacances de février et à Pâques dans un grand appartement avec des amis. L’école de ski lui apprendra les bases du chasse-neige et du schuss – devenue aujourd’hui une skieuse expérimentée, Anne avoue que ce ne fut pas le coup de foudre immédiat : du haut de ses 6 ans, les pentes étaient un peu intimidantes…  


Skieuse adolescente et nomade

Avec les années collège et lycée, Anne découvre la liberté des sorties ski à la journée : depuis Saint Etienne, le bus emmène dès l’aube les skieurs endormis vers les stations de l’Oisans, la Maurienne ou la Tarentaise. Les journées « à fond » sur les pistes, les copains – ces moments privilégiés contribuent à forger des souvenirs ponctués par des noms évocateurs : les Deux Alpes, l'Alpe d'Huez, Tignes, Arêches-Beaufort, Val Cenis, Courchevel, Autrans, le Corbier, Villard de Lans, les Saisies.   Les pentes sont alors moins intimidantes, les sourires et le plaisir partagés. Skieuse nomade, Anne l’est aussi en famille : la rituelle semaine hivernale suit un itinéraire qui va de Saint François Longchamp aux 7 Laux, de Saint Sorlin d'Arves au Grand Bornand  et La Clusaz. La famille d’Anne visite également Valmeinier, Valloire, les Deux Alpes, Val Thorens, les Arcs et enfin Tignes. De Tignes, Anne conserve le souvenir mémorable d’une fin d’après-midi de ski : les skieurs ont les muscles fatigués mais la journée est tellement bonne qu’on en « fait une dernière ». La dernière descente de la journée en famille, c’est la meilleure. Lors de la montée en télésiège à Val Claret – Anne chahute et perd un ski. Il se plante dans la neige une dizaine de mètres plus bas… La dernière descente va être compliquée ! Arrivés en haut du télésiège, Anne et sa famille explorent toutes les possibilités pour redescendre … dignement. C’est finalement sur le dos de son oncle compatissant qu’Anne regagnera son appartement ce soir-là : il descend sa nièce de 16 ans avec abnégation et l’anecdote circule toujours dans la famille avec rires et tendresse.  


La tribu à Tignes

Aujourd’hui, Anne partage sa semaine de ski avec une grande tribu : de ses souvenirs de skieuse à La Rosière, elle conserve le goût des vacances en famille en station. Sa famille, une quinzaine de personnes réparties sur trois générations, s’installe à Tignes dans plusieurs appartements voisins. Cette tradition qui perdure depuis 12 ans rassemble la tribu hiver comme été. L’hiver, entre deux pistes la tribu sacrifie à un rituel immuable qui tricote les souvenirs : Anne et sa famille empruntent la télécabine du Vallon à Val d’Isère. Arrivés au sommet et à l’écart des pistes, ils se regroupent autour du mythique panneau routier indiquant le Col de l’Iseran. A 2770m de hauteur, la tribu immortalise l’instant avec une photo de groupe tout sourire. L’été, voitures et cyclistes passent à cet exact endroit. L’hiver, la neige interdit l’accès à tous les véhicules.    En été, Anne randonne et raconte son plaisir d’arpenter les prairies environnantes – ces pâturages escarpés ne sont rien d’autre que les pentes qu’elle dévale l’hiver. Un clin d’œil à la petite fille qui craignait les pistes rouges ! Anne avoue se régaler sur les pistes, et qualifie sa semaine de neige de « meilleure semaine de vacances de toute l’année ». Sur ses skis dès les premières heures du matin, elle apprécie particulièrement de loger au pied des pistes pour profiter d’un domaine skiable impeccable. A Tignes, Anne souligne la fluidité des liaisons avec Val d’Isère : les remontées mécaniques récentes permettent de circuler sans peine d’un domaine à l’autre. Son luxe ? Dévaler la face de Bellevarde tôt le matin, pour apposer sa première trace dans la neige fraîchement damée, découper la piste un sourire aux lèvres évidemment.  


Les bons plans d’Anne

Depuis Paris, Anne rejoint les stations de ski en TGV, ce qui diminue considérablement la fatigue et le stress du voyage en voiture. Son cousin lui emboîte le pas et emprunte le Thalys pour rejoindre Tignes – de Bruxelles aux cimes alpines, il n’y a que quelques heures #nostress ! De même, Anne compile le calendrier des vacances scolaires français, mais aussi ceux de nos voisins européens pour trouver le meilleur créneau et partir avec sa tribu en évitant la foule. Aujourd’hui parisienne, Anne esquisse toujours un léger sourire de plaisir lorsque les prévisions météo annoncent des « conditions hivernales » sur la capitale. Et plutôt que de s’inquiéter des flocons qui tombent, elle enfile une tenue adéquate et arpente, insouciante, les trottoirs blanchis. Bientôt, elle sera sur ses skis...  


Merci Anne d’avoir partagé ces moments avec Ski Guru !